Mélenchon : la rupture violente avec sa propre garde rapprochée
Trois cadres historiques claquent la porte. La France Insoumise vacille à l'aube d'un tournant stratégique.
Le séisme couvait depuis des mois. Ce lundi matin, trois figures historiques de La France Insoumise ont annoncé leur départ dans un communiqué commun d'une rare violence.
Clémentine Autain, Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis dénoncent « un fonctionnement clanique, opaque et brutal ». Une accusation qui vise sans le nommer Jean-Luc Mélenchon.
Le leader insoumis, cinglant, a répondu depuis Marseille : « Ils partent parce qu'ils n'ont plus le courage de la lutte. Bon vent. »
Une refondation impossible ?
Les trois démissionnaires évoquent la création d'un nouveau mouvement de gauche « démocratique et humaniste », dont les contours restent flous.
Le NUPES, déjà fragilisé, sort exsangue de cet épisode. Les socialistes et écologistes surveillent les prochaines heures avec attention.
Un congrès extraordinaire de LFI est convoqué pour fin septembre. Mélenchon y jouera peut-être son avenir politique.